Rémy Belhomme

Je suis né en 1955.

Le 11 septembre.

Un anniversaire facile à mémoriser puisque c’est ce jour-là, le 11/09/1973 que Salvador Allende s’est donné la mort dans le palais de la Moneda suite au coup d’État perpétré par le sinistre Augusto Pinochet, avec la complicité active des services fédéraux américains.

Le jour de mon dix-huitième anniversaire.

Mes années de lycée, je les ai passées à dessiner. Je voulais devenir dessinateur de presse ou de bandes dessinées. Je caricaturais volontiers mes professeurs. J’étais plutôt doué. Mes dessins faisaient beaucoup rire mes camarades. Mais beaucoup moins mon professeur de français de première qui s’est reconnu dans un de mes croquis et manquait singulièrement d’humour. Je lui dois en grande partie mon exclusion du lycée de Champigny-sur-Marne.

J’ai abandonné le dessin pour écouter chanter les mots. Graeme Allwright, Léonard Cohen, Georges Brassens, Moustaki, Jacques Brel, Léo Ferré…

Mais surtout, David Mc Neil, que j’ai découvert grâce à sa chanson « Hollywood » dont l’histoire qu’elle raconte ressemble tellement à celle de ma vie. Mais ça, je ne l’ai compris que bien plus tard.

Rémy Belhomme écrivain Ardèche Les Vans

Ma mère dansait dans les bars

Imitant Jean Harlow

Mon père lançait les poignards

Au cirque à Buffalo

Puis on m'a dit un jour Go West
Et moi j'ai pédalé

De New York à Los Angeles

Sur un vélo volé

David Mc Neil

Littérature autobiographique française

Écriture

Décor roman La maman de Casa, Éditions au pluriel

La maman de Casa

Couverture du roman "La maman de Casa" de Rémy Belhomme
4e de couverture du livre La maman de Casa, auteur Rémy Belhomme

Notre mère nous a abandonnés, mon frère et moi, alors que nous étions tout jeunes, et dans des conditions particulièrement brutales. Selon les points de vue on peut y voir les agissements d’une femme éperdument éprise de liberté ou ceux d’une mère totalement inconséquente.

Dans notre famille reconstruite, et seulement lorsqu’il était indispensable de l’évoquer, on l’appelait : La maman de Casa.

Second tour, premier sourire

Prix Jean-Jacques Rousseau 2021

La première sélection du prix Jean-Jacques Rousseau de l'autobiographie 2021 a été dévoilée le 29 mars.

Première sélection :

  • Laure Adler, La voyageuse de nuit (Grasset)

  • Claude Askolovitch, À son ombre (Grasset)

  • Remy Belhomme, La maman de Casa (Les éd. au Pluriel)

  • Emmanuel Carrère, Yoga (P.O.L)

  • Lionel Duroy, L'homme qui tremble (Mialet-Barrault)

  • Raphaël Enthoven, Le temps gagné (L'Observatoire)

  • Christophe Etemadzadeh, La vie sans savoir (Arlea)

  • Camille Kouchner, La familia grande (Seuil)

  • Pierre Nora, Jeunesse (Gallimard).

Après des délibérations et un vote en visioconférence, le jury du Prix Jean-Jacques Rousseau 2021 de l'autobiographie a choisi Pierre Nora, pour son livre Jeunesse (Gallimard), qui l'a emporté au second tour par six voix contre quatre à Rémy Belhomme (La maman de Casa, Pluriel).

Dessin humoristique de Aurel pour La maman de Casa
Présentation du livre par Valérie Rollman
France Bleu Drôme Ardèche
Interview de Rémy Belhomme
Fréquence 7

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Décor "La Vallée des éperdus", Éditions au pluriel

La vallée des éperdus

Couverture du livre intitulé "La vallée des éperdus" de Rémy Belhomme
Quatrième de couverture du roman "La Vallée des éperdus", auteur Rémy Belhomme

J’avais très envie de raconter cette histoire. Celle des babas des années soixante-dix que les ardéchois appelaient les bourrus. « J’y étais » comme disent les anciens pour parler des épopées qu’ils ont connues.

Je ne souhaitais cependant pas raconter mon histoire personnelle. J’ai donc choisi la fiction et imaginé les personnages de Virgile et Philo.

Mais ce bon Docteur Sigmund s’est quelque peu glissé dans mon imaginaire. Et certaines résurgences autobiographique sont parfois venues ruisseler là où personne ne les avait invitées.

Des livres et vous
Radio RCF
Pièce de théâtre sur la dette, corde à linge
Addictus couverture

Addictus

Farce théâtrale en 3 actes

Il est probable que la dette et le prêt usuraire datent d’au moins cinq mille ans. En pleine période dite de « la révolution néolithique », marquée par la sédentarisation de nombreuses peuplades et l’apparition des premiers agriculteurs. Curieuse concomitance…

Addictus signifie en latin : « Esclave pour dette ».

J’ai souhaité traiter du sujet de la dette en tant qu’instrument d’asservissement, à travers une comédie plutôt caustique, peuplée de notables déjantés et passablement arrogants.

Car comme le proclame si bien Jean Beaumage à son neveu :

— Le bon camp, crois-moi, c’est celui de ceux qui peuvent dire : « Qui paye ses dettes m’enrichit ». Ceux-là sont dans le bon camp !

Personnages

Jean Beaumage
Artisan penseur. Conseil en « contexture ».

Yasmina
Assistante de Beaumage. Il l’appelle « mon addicte » (de addictus : esclave pour dette). Il l’a prise en esclavage pour dette après avoir racheté la dette de son père.

Philibert
Le neveu. Stagiaire communicant.

Léon Torsadou
Industriel, fabricant de cordes à linge.

Pierre-Jean Labatan
Chef de cabinet du ministère de l’Agriculture.

Madame Louison
Directrice de maison close.

Germain Petitgris
Président-directeur général des coopératives « Focsapous ».

Addictus théâtre
Le musée de monsieur Marteau
Arbre musée monsieur Marteau

Le musée de monsieur Marteau

Roman

Monsieur Marteau est le maire de la commune d’Eperneau. Une vilaine histoire va ressurgir du passé et venir assombrir le déroulement de son mandat.

La première phrase du roman :
« La vengeance est un plat qui se déglace au vinaigre balsamique… »

Ce roman est illustré par Aurel, mon complice de l’expérience « Docteur Sigmund », et publié par Les Éditions Au Pluriel.

Les Éditions Au Pluriel

Cette belle aventure littéraire n’aurait jamais vu le jour sans la rencontre décisive avec Les Éditions Au Pluriel et la riche complicité qui s’en est suivie avec Fabienne De Dyn et Florence Vandenbrouck.
Deux belles personnes.

Musique

Est-il encore debout le chêne
Ou le sapin de mon cercueil ?

Georges Brassens

Docteur Sigmund

Affiche du concert du groupe de musique Docteur Sigmund

En 1998, le festival de jazz des Vans a rendu l’âme définitivement. Il laisse derrière lui beaucoup de joyeux souvenirs… Et pas mal de dettes...

Nous organisons des soirées de soutien, histoire de rembourser tant bien que mal les créanciers. Tous les « baladins » sont mis à contribution. Au cours de l’un de ces spectacles, nous créons une chanson ou deux avec Aurélien Froment. Il compose et moi j’écris.

C’est comme cela, presque par hasard, qu’est né le groupe « Docteur Sigmund ». Je suis au chant parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse. Aurel est au piano et à l’accordéon. Maurice Chinier est à la guitare. Bruno Reberté est à la basse. Et Manu Bonnaud gesticule énergiquement derrière sa batterie.

J’écris de nouveaux textes, Aurel les met en musique et Maurice crée les arrangements. Ça vaut ce que ça vaut... Sûrement pas plus... Mais on s’amuse beaucoup. Les 13 et 14 janvier 2007, un disque est enregistré.

En page 2 de la pochette figure le texte suivant  :

« Merci à Eric et Mathilde pour nous avoir accueillis à Grammaïse, aux Ogres de Barbac pour nous avoir prêté le studio, et à Jean-Claude Millet pour son travail et ses conseils. Merci à Patrick Tandin qui nous écoute sûrement. »

Le Matador
Docteur Sigmund
Les Vieux Châteaux
Docteur Sigmund
Chasse, Pêche, Biture & Saucisson
Docteur Sigmund
Proverbes
Docteur Sigmund
Impasse des Mélancolies
Docteur Sigmund
Le Théâtre aux Bigots
Docteur Sigmund
Pourboires
Docteur Sigmund
Le Bal des Démagos
Docteur Sigmund
L'Artisan Penseur
Docteur Sigmund
La Vieille Voisine
Docteur Sigmund
La Valse à Banjo
Docteur Sigmund
Road Movie
Docteur Sigmund

Autres textes

The Rocking Bogues

Groupe de musiciens, illustration pour "The Rocking Bogues"

Un soir, une fête chez des amis. Avec Denis, mon pote, on sort la guitare, le banjo, et on chante. Des chansons de David Mc Neil sans doute.

Un grand type aux cheveux blancs s’approche de nous et nous dit : « ça vous dirait de monter un groupe de blues et de country ? »

Lui il chantait plutôt bien et il jouait de l’harmonica.

C’était les débuts du groupe : « Les Rocking bogues ».

J'ai appris la guitare avec un ami
L'été on allait à Saint-Raphaël
On jouait dans les bars et des gens m'ont dit :
« C'est presqu'aussi bien que Simon Garfunkel »

David Mc Neil

MTA (traditionnel)
The Rocking Bogues
Erie Canal (Thomas S. Allen, 1905)
The Rocking Bogues
Dust Down a Country Road (traditionnel)
The Rocking Bogues
She Caught the Katy (Taj Mahal & James Rachel)
The Rocking Bogues
Lost John (traditionnel)
The Rocking Bogues
Jessie James (traditionnel)
The Rocking Bogues
Working on a Rail (traditionnel)
The Rocking Bogues

Chant et harmonica : Wolfgang Friedrich
Guitare : Denis Granero
Batterie : Manu Bonnaud
Basse : Maurice Chinier
Banjo et guitare picking : Rémy Belhomme

Do à do

C’est l’histoire d’une rencontre improbable…

Entre deux instruments que rien ne prédestinait à faire un bout de refrain ensemble.

La guitare s’appelle Alhambra, lutherie espagnole prestigieuse, parure de cordes nylon, essences de bois nobles, éducation classique. Mais Alhambra est dotée d’un caractère un peu rebelle et original qui la pousse à explorer différents univers…

Le banjo, lui, se prénomme Calico, Deering Calico. Les Deering sont originaires de la pointe sud du Nevada, à la frontière de la Californie et de l’Arizona. Difficile de faire plus « western ». Chez les Deering, on aime les musiques qui se dansent en ligne, les bottes aux pieds et le Stetson sur la tête.

Le jeune Calico, trop à l’étroit dans cette conception très rurale de la musique, a pris la route très jeune à la recherche de nouvelles harmonies. Lorsqu’ils se rencontrent, tous les êtres vivants mettent en œuvre des rituels d’approche génétiquement codifiés, mais différents d’une espèce à l’autre.

Chez les instruments de musique, on observe un rituel d’approche assez courant qui consiste tout simplement à jouer un « bon vieux blues. »

La qualité audio de ces vidéos présente certaines limitations en raison de la prise de son réalisée en conditions amateurs.

Francis-Michel Montaner

Francis-Michel Montaner est un super guitariste. Lorsque je le rencontre, je suis impressionné par sa virtuosité au fingerpicking. Il me propose de panacher avec mes picking de banjo. C’est une belle rencontre à tous points de vue. Puis il est amené à quitter la métropole pour des raisons professionnelles.

Lorsqu’il revient, quatre ans plus tard, on récidive. Mais entre-temps, il s’est mis à la guitare classique, discipline qu’il enseignait au conservatoire de Mayotte. Les deux répertoires sont à première vue assez antagonistes. Qu’à cela ne tienne, le projet s’appellera “Do à do”. Et nous jouerons de cet antagonisme. Nous racontons, sur scène, l’histoire d’amour improbable entre une guitare prénommée Alhambra, et un banjo qui, lui, se prénomme Calico.

Francis-Michel m’entraîne dans son sillage, il m’apprend à “lever les doigts”, à “mettre de la nuance” et à “baisser le son du banjo” qui a une fâcheuse tendance à tirer la couverture à lui… Et nous jouerons, entre autres : El Condor Pasa, Suite 131, qui est une suite de facture classique, Choros Divagando de Domingo Semenzato, ou encore Caravan de Duke Ellington.

Puis Francis-Michel s’éloignera à nouveau de la métropole, pour des raisons familiales cette fois. Fin de l’histoire, d’une très belle histoire…

Do à do : Francis-Michel Montaner (guitare picking) et Rémy Belhomme (banjo)

Le banjo

Le banjo est un instrument original. D’abord, il y a cette corde aiguë située au-dessus des basses et qui s’invite dans la mélodie parfois sans prévenir. C’est ce qui fait le son si particulier de cet instrument.

En fait, le banjo est un instrument à cordes qui n’a pas fini de muer. D’ailleurs, si on regarde la tête qu’il a… Avec toutes ses ferrailles rutilantes… On dirait le sourire d’un ado livré aux mains d’un orthodontiste psychopathe.

Le banjo est un adolescent timide mais exalté.

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Hommage à Patrick Tandin

Hommage à Patrick Tandin, La Valse à Banjo

Photo : Frémeaux

La Valse à Banjo

Un jour, Patrick Tandin me donne un papier avec une grille d’accords et me dit :
« Tiens, c’est une valse et j’aimerais qu’on la joue ensemble. Ça s’appellerait La Valse à Banjo. »

Et puis, assez vite, il nous a quittés et on n’a jamais eu le temps de jouer La Valse à Banjo. Plus tard, j’ai écrit un texte sur cette grille d’accords et je continue à l’appeler La Valse à Banjo.

C’est une chanson que je dédie à Patrick, bien sûr, mais aussi aux amis baladins qui nous ont quittés un peu trop tôt.

La Valse à Banjo
Docteur Sigmund

Rémy Belhomme